Les acouphènes

Origines et Traitements des acouphènes 

L’acouphène est un symptôme fréquent puisqu’il affecte 15% de la population.

L’apparition des acouphènes est plus fréquente aux environs de la cinquantaine lors du vieillissement auditif que l’on nomme presbyacousie.

Les acouphènes sont des sensations auditives : sifflement, grésillement, bourdonnement que l’on entend soit dans une oreille, soit dans les deux, ou dans sa tête.

On distingue :

Quelles sont les causes des acouphènes ?

L’acouphène le plus fréquent est l’un des symptômes rencontrés lors de la décompensation d’un syndrome de déficience posturale (SDP). La forme de l’acouphène est alors le plus souvent celui de l’acouphène somato-sensoriel et il accompagne alors de nombreux autres symptômes, tels que des douleurs cervicales, dorsales ou lombaires, voire aussi des céphalées et des troubles du sommeil.

Comment surviennent les acouphènes ?

Si les acouphènes surviennent très souvent vers la cinquantaine cela s’explique en grande partie par la survenue de modifications physiologiques propres à cette période de vie.

On assiste, normalement après la quarantaine à une lente apparition du vieillissement sensoriel qui se manifeste, entre autres, par le début de la presbytie, celui de la presbyacousie ainsi que le début de vieillissement des autres capteurs du système proprioceptif.

Bien évidemment, ces modifications physiologiques ne devraient normalement pas faire sombrer l’organisme dans des difficultés insurmontables grâce à la mise en place de différents mécanismes d’adaptation.

Pourtant, en cas de Syndrome de déficience posturale (SDP) sous-jacent, la posture debout pour être adaptée, n’aura été acquise pendant la croissance qu’au prix de nombreuses asymétries qui persisteront à l’âge adulte.

Dans ces conditions, l’équilibre postural sera vite dépassé par les mécanismes d’adaptation qui consistent à élever le niveau d’alerte par l’intermédiaire du tonus musculaire afin d’assurer les conditions garantissant la performance de l’action.

Cet état d’alerte tonique va peser de plus en plus sur cet équilibre devenu précaire et un véritable état de stress physique réactionnel va se généraliser et évoluer tôt ou tard vers un état de décompensation générale.

Parmi ces asymétries persistantes qui peuvent être à l’origine de la décompensation, il faut s’arrêter sur les relations physiologiques entretenues entre le système manducateur, qui comprend les articulations temporo-mandibulaires dont les muscles qui les actionnent, et les oreilles, qui comprennent la trompe d’eustache et les mécanismes de conduction des sons à travers le conduit auditif jusqu’à la frontière avec l’oreille interne. L’état de stress se traduit chez l’Humain tout comme chez l’animal par une contraction soutenue des muscles dédiés à la survie pour « fuir ou combattre ».

Ces muscles sont essentiellement ceux qui permettent de serrer les mâchoires, élever les épaules et à immobiliser la cage thoracique en bloquant la respiration. Le serrement de dents qui devient permanent à l’insu même du patient, notamment la nuit, va contribuer par le jeu musculaire à modifier la transmission aérienne des sons à travers l’oreille moyenne et en fin de compte à modifier les fréquences transmises aux centres nerveux supérieurs.

Comment se produit la sensation auditive ?

Plus précisément, de nombreuses recherches font état du rôle de la neuroplasticité, c’est à dire de la capacité de réorganisation neuronale au niveau cortical, dans l’apparition de l’acouphène.

Comme c’est le cas dans la douleur dite du « membre fantôme » qui se caractérise par la présence de douleurs à la place du membre amputé, ce serait l’absence de sons à certaines fréquences qui provoquerait l’acouphène.

Ainsi le cerveau serait apte à recréer des fonctions perdues en créant de nouveau réseaux neuronaux.

Comment traiter les acouphènes ?

Comme on peut le constater le traitement va comporter le plus souvent plusieurs niveaux d’intervention. Pour parvenir à établir un processus d’intervention efficace, il faut avant tout faire une évaluation du système proprioceptif dans sa globalité :